Secteur d'avenir: La biosanté recrute à Nantes

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Publié le vendredi 31 mars 2017
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Par Quentin Velluet

Nantes est un pôle d’expertise santé reconnu en France et à l’international. Les 54 entreprises locales dédiées rassemblent plus de 2 000 emplois et continuent de se développer, boostées par l’université, le nouveau CHU et les pôles de compétitivité d’un écosystème ultra dynamique.

C’est une ville où les bactéries et les pipettes inspirent les start-up. À Nantes, pas moins de 2 000 personnes travaillent chaque jour à régénérer des os ou créer des cellules destinées à remplacer la chimiothérapie. Leur nombre devrait croître grâce à un vivier local de talents issus de l’université et un écosystème favorable au business des biotechnologies.

 

Des cycles de recrutement en deux temps

« Lorsque les entreprises de la biothérapie se développent et recrutent, c’est d’abord pour des postes d’ingénieurs et de chercheurs en médecine ou biologie au niveau postdoctoral », explique Grégory Bauer, accompagnateur à la création d’entreprise chez Atlanpole Biotherapies, l’incubateur qui a grandement participé à développer et soutenir la soixantaine d’entreprises du secteur local de la santé. C’est au bout de deux ou trois ans d’existence que ces jeunes pousses commencent à s’intéresser aux fonctions support et aux techniciens de laboratoire.

Pour repérer les opportunités, il faut se pencher sur ce qui booste la croissance de ces structures bien particulières. Il y a, comme partout, les levées de fonds. Mais les vrais signaux positifs se trouvent du côté des partenariats avec de grands laboratoires, signe que le produit de la recherche est valorisable commercialement. Deux accords ont par exemple été conclus par Ose Immunotherapeutics, l’un des fleurons du secteur, avec le géant américain Johnson & Johnson et les laboratoires Servier. Résultat, l’entreprise affiche une croissance de 1 903 % sur 4 ans et occupe la première place de l’édition 2016 du classement Technologie Fast 50 Ouest de Deloitte. Les salariés ne sont que vingt pour l’instant, mais les effectifs devraient désormais grossir rapidement.

 

Des besoins de consultants et business developer

D’autres entreprises innovent avec le même succès : Horama, Inflectis Bioscience et Xenothera, ont à elles trois levé 12 millions d’euros en 2016. De quoi attirer de plus en plus de cabinets de conseil spécialisés dans les laboratoires et les biotechnologies, pour le plus grand plaisir d’Atlanpole Biotherapies : « Nous avons terriblement besoin de ce type de compétences », souligne Grégory Bauer. En parallèle, les business developer commencent eux aussi à entrer en scène. Des postes exigeants, qui nécessitent d’être à la fois issu des sciences du vivant et ouvert sur l’international, « l’une des caractéristiques du secteur », conclut Jean-François Balducci, délégué général d’Atlanpole.

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